The city is at the same time a starting point, an extension and an echo to the moving representations that make up this ensemble. First, five series, segmented by their formats, their meanings and their degrees of intimacy, each suggesting different visual approaches to the city. Sometimes embodied by a place, by a material and graphic restitution or a feeling of personal belonging, each of these branches can be interpreted individually, in space and in the changes observed over time. Subsequently, other series will join the narrative. Articulated around a central text (In French), this set of heterogeneous images can also be constructed globally in an ever-changing narrative structure.

PARIS INTÉRIEURs

A l’orée des néons naissent les artifices. De nos envies de boulevards découlent les lignes vives. Paris, royaume de pop-star anonyme, est bouffée par la dalle d’une nouvelle empreinte. La photographie, hybride des choix et des vides, lui tolère seulement le regard. Pressées de disséquer, les formes définitives cessent alors de questionner les notions pour consommer les espaces. Ne reste plus qu’à trancher les aplats et décaler d’un temps le réel, pour qu’elle paraisse. Ici, les tronçons de voies vives détiennent nos secrets esthétiques.

Au temps de l’étau, la mélancolie allait de l’avant, comme obstacle à la réception de la beauté. La voici lueur à l’exercice de sa recherche. Il s’agit à présent d’accepter d’entrevoir les nuits défiler, les éclats d’artifices nous faisant encore signe. Les paradis perdus sont des leurres dressés contre l’oubli et l’apaisement ne demeure pas plus dans nos archives trop lointaines que dans le présent, dans l’immédiate incarnation des murs. Car les lieux nous sont offerts.
Le temps est maintenant un éloge du langage à nos systèmes reproduits. Il n’est pas une trame mais l'ensemble des corps confondus avec l’existence, parmi ceux dont nous rêvons et ceux qui s'évanouissent. Ils agencent les vestiges d’une construction nouvelle. Les lumières sans regrets sont là, leurs ondes nous envahissent encore. Des premières familles naissent les échos des clans nouveaux.

Ils l’avaient déjà compris. Les corbeaux luttant contre les ombres n’ont pas conscience des défunts pour épier autant ceux qui restent. Les voici dans les angles, à cheval sur les morts, entre les vivants, hantés par la totalité des existences dissoutes dans le ventre du monde. Le temps leur refuse même l’ancre des souvenirs. Ils ne portent, parmi les divinités, aucun regard sur les jeunes filles fragiles, celles que nous voulons en danger pour ne pas accepter leur règne sur nos idoles désuètes. Les dangers semblent s’agglomérer aux mythes paternels. Mais les femmes mettent à mal la violence des loups et à chacune d’entre elles, les oiseaux chuchotent « Toi qui sur le néant, en sais plus que les morts. »…
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