- EFET photography and film school in 2006 - occupied by personal photography projets - First influenced by street photography - loves aesthetic of subjective documentary - Member of Fragment photo collective since 2015 -


Who?
I studied cinema and made my first framings with a video camera. My interest for photography came slowly in my life after my interest for movies and now without realizing it, it’s all around me.

Where?
Everywhere I don’t expect. Where colors are. Where I shouldn’t be. In front of my door after a day walking in Paris. Far away from home.

When?
When I don’t expect it. When I’m not shooting street photography. When it’s time to go home. When I don’t have my camera with me. When I’m thinking of something else. When it’s too late.

What?
I only know what I’m looking for when I see it. imprints, marks and traces of human presence. evidences of absence. obviousness. Details. Colors.

Why?
To remember how places look like. To remember how things change. To remember how people are. To remember who I was. To tell myself: I was there. To go back there. As a link between time and space, photography is a soft medicine against my fear of time passing and emptiness.

Interview from
iN-PUBLiC



Texte(s).

Notre panier de la représentation visuelle est fait de travaux disant questionner des notions ou interroger des processus. Ces textes se floutent plus que jamais, à mesure que nos identités et nos images se confondent. Il en ressort souvent que de tels textes paraphrasés s’accumulent pour se construire comme des justifications ad hoc, laissant planer le doute quant à la valeur de la photographie et à son reflet dans le réel, qu’on suggère garant d’une vérité. Cette répétition parfois stérile pourrait être l’aveu d’une agonie. Que devient l’image singulière quand l’abondance est la norme, quand, dans le trop plein, l’être et son image se confondent? Que deviennent les indications quand elles prennent la rythmique accumulative des images?

Ce besoin de justifier la photographie par la construction d'un raisonnement intellectuel voulu est peut-être le refus inconscient de plonger à travers le miroir. Car il est aussi nécessaire de nous faire face, pour ne pas perdre de vue que le monde se renouvelle, qu’il se propage autour de nous, quelque soit le futur que nous lui réservons. Pour se faire, il n’est pas toujours complètement nécessaire de s’interroger. Par la photographie, nous pouvons en faire le constat, de part notre présence dans l’instant et par nos choix de ré-appropriations visuelles qui en découlent. C’est alors qu’être présent et choisir devient la justification la plus directe d’une identité photographique face au mouvement du monde.


Sylvain Biard
sylvain.biard@yahoo.fr


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